vendredi 22 février 2013

22 décembre 1952 : échouement du Champollion au sud de Beyrouth


Le paquebot Champollion des Messageries maritimes.
Champollion : longueur 156,70 m, puis 168,05 m après la modification de 1934 - largeur : 19,2 m - jauge brute 12239 tonnes, puis 13619 tonnes après 1934 - port en lourd 6360 tonnes puis 5043 tonnes après 1934 - déplacement: 15 270 tonnes - passagers: 188 en première, 135 en seconde, 128 en troisième et 500 en entrepont puis, après 1934, possibilité de 760 rationnaires en entrepont - deux machines à vapeur alternatives à triple expansion chauffées au mazout, puis deux turbines Maier Wach à partir de 1934 - puissance: 10 000 cv, puis 14 600 cv après 1934 - vitesse 16 nœuds puis 19,2 nœuds après 1934 - trois cheminées, puis une seule après 1951.

Le paquebot Champollion après la modification de 1951. Il a perdu deux cheminées.
Lancé le 16 mars 1924 à La Ciotat, Champollion est affecté comme son sister-ship le Mariette Pacha (sabordé le 21 août 1944 à Marseille) à la ligne rapide d'Egypte - Syrie (Alexandrie, Port-Saïd, Beyrouth) de la compagnie des Messageries maritimes. Subit d'importantes transformations en 1934, allongement, modification de l'avant (en forme de tortue), modification des turbines. Pris à Alger en novembre 1942, il est ensuite utilisé comme transport de troupes jusqu'à la fin de la guerre, puis à nouveau vers l'Indochine de 1946 à 1950. Subit à nouveaux d'importantes transformations en 1950-51 (entre autres, suppression de deux des cheminées) et reprend la ligne Marseille-Beyrouth. 
Il s'échoue et est brisé en deux le 22 décembre 1952, à 5h45, sur les récifs de la plage de Khaldeh, au sud de Beyrouth. L'accident est dû à une erreur de navigation, l'officier de quart ayant confondu le phare de l'aéroport nouvellement installé avec celui de Beyrouth. Le bilan fut de dix-sept morts, noyés, tués contre les brisants ou asphyxiés dans le mazout. Trois Libanais, les frères Baltagi : Radwan, Mahmoud et Salah, réussirent à faire la navette avec leur petit bateau et à sauver le reste des passagers.
22 décembre 1952 : échouement du Champollion au sud de Beyrouth. coll agence Adhémar
Une relation de la fin du Champollion par Georges Blond est disponible sur le blog de Claude. Cliquez ici.

jeudi 21 février 2013

Le cargo Amiral-Troude (1904) à quai aux appontements de Pauillac

Le cargo Amiral-Troude (1904) à quai aux appontements de Pauillac. Coll agence Adhémar
Amiral-Troude,* cargo de la compagnie maritime des Chargeurs réunis (1904-1929). 7075 tpl, machine à triple expansion, puissance 2800 cv permettant une vitesse aux essais de 13,3 nœuds. Lancé le 18 novembre aux chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire et mis en service en avril 1904. Faisait partie d'une série de trois sister-ships, les deux suivants, Amiral Rigault de Genouilly et Amiral Sallandrouze de Lamornaix ont été construits aux ateliers et chantiers de Provence à Port de Bouc. 

Amiral-Troude s'est illustré pendant la Première Guerre mondiale. Le 22 septembre 1917, il  
récupère par 45°21 N et 07°39W, l'équipage du trois-mâts nantais Marthe Marguerite coulé au canon trois jours plus tôt par l'U 54 du KL Kurt Heeseler. Le lendemain, à 08h30, il est manqué de peu par une torpille qui passe à 20 mètres sur son arrière. Il débarquera les naufragés à Dakar le 30 septembre. 
En août 1929, il est vendu à la démolition à Gênes. 


*Troude (1762-1824), officier de la Marine marchande devenu enseigne et qui se distingua au cours de nombreux combats. Contre-amiral en 1811, il ramena Louis XVIII en France, d'Angleterre à Calais, à bord du Lys. Il fut mis à la retraite en 1816.

Le cargo Amiral-Troude à quai à Dunkerque.


mercredi 20 février 2013

Le port de Rouen vers 1970

Le port de Rouen vers 1970. Coll agence Adhémar

Le port de Rouen vers 1970, au premier plan, le cargo Blankensee (IMO 7803827) construit en 1978 au chantier VEB Schiffswerft Neptun de Rostock. Appartenant actuellement à Fusco de Fuzhou, ChineColl agence Adhémar
Le port de Rouen vers 1970, au premier plan, un cargo chinoisColl agence Adhémar
La reconstruction du port de Rouen, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, sera longue. Des progrès très importants sont réalisés grâce à l’aménagement du nouveau chenal de l’estuaire ouvert en 1960. Le trafic passe de 10 Mt en 1963 à 13 Mt en 1970 et atteint pour la première fois le seuil des 20 Mt en 1979. La structure du trafic se modifie profondément. En 1968, les céréales, farines, sucres et produits pétroliers, deviennent majoritaires pour la première fois dans le trafic. Le grand port maritime de Rouen n'est que le 28e port européen et le 5e français, mais c'est le 1er port européen pour les céréales et le 1er français pour la farine et les engrais.


mardi 19 février 2013

18 septembre 1740 : Le tour du monde de Lord Anson

Série de timbre émise par la poste de Guernesey pour commémorer le 250e anniversaire du tour du monde de Lord Anson. Le premier timbre montre le troisième lieutenant du HMS Centurion, Philip Saumarez, dont le cahier de voyage découvert en 1974 apporte une lumière nouvelle sur la désastreuse expédition (d'un point de vue humain car la saisie du trésor de Manille fut largement célébrée). Coll agence Adhémar
En 1740, pendant la guerre de l’oreille de Jenkins (pour les Espagnols, Guerra del Asiento, monopole de la traite des Noirs) qui opposa la Grande-Bretagne et l’Espagne de 1739 à 1748, le Commodore George Anson reçut du roi Georges II le commandement d’une escadre, avec la mission d’aller harceler les colonies espagnoles de l’océan Pacifique, et, si possible, de capturer le galion de Manille (le navire régulier entre colonies d'Amérique et Asie qui arrivait chargé d'or et d'argent et repartait comblé d'épices à destination de l'Espagne via le détroit de Tehuantepec et le port de Vera Cruz). Anson passa dans le Pacifique par le cap Horn, remonta le long des côtes de l’Amérique du Sud, puis traversa le Pacifique jusqu’à Macao. Il captura le galion de Manille (c'était cette fois là la Nuestra Señora de Covadonga) près des côtes des Philippines, et revint en Grande-Bretagne (en 1744) par le cap de Bonne-Espérance avec seulement 188 hommes sur les 2000 qui avaient pris la mer.
Les navires de guerre de la flotte de Anson au départ de Portsmouth en 1740.
Les navires à l'arrivée à l'île Santa-Catarina, au sud du Brésil.
Le sloop Tryal passant le cap Horn en 1741 sous le commandement provisoire de Saumarez. Les frégates Severn et Pearle ne parvinrent pas à passer l'épreuve et firent demi-tour. Les autres mirent plus d'un mois, il est vrai que c'était  
Dans les îles Juan Fernandez, en 1741, les rescapés du cap Horn, Tryal et Gloucester, se regroupent petit à petit. Anna viendra plus tard s'échouer sur ces plages (Industry avait abandonné l'expédition à Madères. Le Wager avait fait naufrage peu après le passage.
L’escadre formée à Portsmouth était composée de deux bateaux de transport (pour les apparaux de rechange et les marchandises), Industry et Anna et de six bateaux de guerre (un vaisseau de ligne, quatre frégates et un sloop) : Centurion, navire-amiral, vaisseau de 4 °rang, jaugeant 1 005 tonneaux, 60 bouches à feu, 400 hommes ; Gloucester et Severn, 853 t., 50 canons, 300 hommes ; Pearle, 600 t., 40 canons, 250 hommes ; Wager, 599 t., 24 canons, 120 hommes et Tryal, sloop de 200 t., 8 canons, 70 hommes, destiné aux liaisons rapides et aux eaux peu profondes.


lundi 18 février 2013

L'aventure du Nautilus


« On sait que l'explorateur Hubert Wilkins se propose d'atteindre le le avec un sous-marin spécialement armé et agencé à cet effet qui a ru le nom symbolique de Nautilus. 
Soigneusement réparé, revisé et mis au point à Queenstown, le sous-marin a pris la mer pour couvrir la seconde étape de son voyage qui devait le conduire à l'extrémité septentrionale de la Norge, à Tromso. Après divers incidents qui retardèrent sa marche, le sous-marin arrivait le 9 août dans ce port. Il en repartait un peu plus tard et, non sans quelques nouveaux incidents, il atteignait le Spitzberg à Longyear le soir du 15 août 1931.»
Source : L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar

jeudi 14 février 2013

15 décembre 2012 : A bord du CMA CGM Marco Polo par Vivi Navarro



C'était en Mer du Nord à bord du plus gros porte-containers du monde, nous faisions route pour Rotterdam, 3e escale de la tournée du Nord, escale inaugurale! J'étais à bord du grand Marco Polo, fleuron de la compagnie CMA CGM!
Vivi Navarro

Le port d'Alger dans l'entre-deux-guerres

Vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. Coll agence Adhémar 
Voilà une superbe vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. La légende précise «Navires de tourisme». L'un de nos lecteurs, toujours plus nombreux, saurait-il identifier ces paquebots, et éventuellement les cargos du premier plan ?
Notre ami Gilles Barnichon (cliquez ici si vous ne le connaissez pas) me dit souvent que «l'on peut aimer les bateaux sans pour cela savoir les reconnaître», je vais quand même me lancer.
Au fond, à bâbord, quatre mâts et deux cheminées, je dirais Empress of Scotland de la Canadian Pacific, ce qui daterait la photo des années 1920.
Au fond, au centre, deux mâts et quatre cheminées, Deutschland de la Hapag ou France de 1912, dont on se demande bien ce qu'ils faisaient là…
Ne soyez pas cruels, merci de votre aide.

mercredi 13 février 2013

Les bateaux de visite du Territoire antarctique britannique


En 1963, les postes britanniques ont publié une série de timbres sur le thème des bateaux assurant le service du British Antarctic Territory (Territoire antarctique britannique). Depuis fin 2012, sa partie sud porte le nom de Queen Elizabeth Land (territoire de la reine Elizabeth) au grand dam des Argentins et des Chiliens qui en revendiquent la souveraineté quasi totale.
La superficie du territoire est de 1709400 km2. Il inclut la Terre de Graham, les îles Shetland du Sud, les îles Orcades du Sud et le bout de la péninsule antarctique. Il n'y a pas de résident permanent, de 35 à 200 chercheurs occupent les quatre stations de recherche, annuelles (Halley et Rothera) ou estivales (Fossil Bluff et Signy).
Le gouvernement britannique émet des timbres territoriaux principalement destinés aux philatélistes. De dix à vingt nouveaux timbres sont émis chaque année, sous différentes thématiques : explorateurs polaires en 1973, plancton en 1984, fossiles en 1990, vaisseaux de recherche en 1993, etc. ou se référant à l'actualité britannique. La vente de ces timbres et diverses taxes touristiques participent grandement à l'indépendance financière du territoire.


Les deux premiers navires de cette série, SS Fitzroy et HMS William Scoresby, ont été réunis durant la Seconde Guerre mondiale pour une mission particulière, sauvegarder la souveraineté en Antarctique.

En 1955, les îles Falkland avaient édité un timbre en mémoire du RMS Fitzroy. Ce bateau appartenait au Falkland Islands Dependencies Survey (FIDS). Son nom donna le sien à l'île Fitzroy qu'il avait visité en 1947
Dans les années 1920 et 30, l'Argentine, comme le fera le Chili en 1940, revendiquent la souveraineté sur les terres sur lesquelles flotte l'Union Jack. En 1942, une expédition visite l'île Déception (Deception Island) pour affirmer la suprématie argentine sur cette île volcanique et sa baie (dans l'archipel des Shetland du Sud), refuge de longue date des pêcheurs qui y traitaient l'huile de baleine. En réponse, des marins du HMS Carnavon y hisse le drapeau britannique en janvier 1943. L'Amirauté lance ensuite l'opération Tabarin – elle sera dirigée par le commander James Marr qui, enfant, participa à l'expédition polaire de Shackleton sur le Quest – pour réaffirmer son autorité et pour prévenir toute opération des raiders allemands dans la péninsule. En janvier 1944, la mission composée des SS Fitzroy et HMS William Scoresby part des îles Falklands (Malouines) avec à son bord des marins glanés ici et là dans les terres antarctiques. Elle établit une base dans l'île Déception puis se rend à la baie de l'Espoir (Hope Bay) plus au sud dans la péninsule et point de contrôle du passage Antarctique (Antarctic Sound). Mais la glace ne leur permet pas de débarquer leur matériel et ils terminent l'expédition à Port Lockroy (côte ouest de la Terre de Graham). La mission aboutira cependant l'année suivante grâce au HMS Eagle, venu de Terre Neuve, seul bateau disponible alors.



A suivre…

mardi 12 février 2013

15 août 1931 Lancement du Champlain de la CGT



"La Société des chantiers et ateliers de Saint-Nazaire-Penhoët a lancé, le 15 de ce mois (août 1931, ndlr), le paquebot-poste Champlain, construit pour la Compagnie générale transatlantique qui le destine à sa ligne du Havre à New York. Ce beau navire a 195,7 m de longueur, 26,10 m de largeur et 28627 tonnes de déplacement. L'appareil moteur est constitué par deux groupes de turbines actionnant chacun une hélice donnant 24 000 cv de puissance totale. La vapeur sera fournie par six chaudières chauffant au mazout. Le navire est aménagé pour recevoir 1053 passagers de cabine. L'équipage comprendra 575 officiers, matelots, mécaniciens et agents du service général. Tous les locaux, ceux des passagers comme ceux du personnel, ont été installés de la façon la plus confortable; l'éclairage par la lumière du jour et l'aération par l'air extérieur, dans toutes les parties du bateau, ont été l'objet d'études spéciales qui ont abouti à de très heureuses réalisations. 
En ce qui concerne le sauvetage des passagers, la conduite du navire et la sécurité de la navigation, toutes les dispositions ont été prises pour protéger la flottabilité du paquebot et faciliter son évacuation, s'il en était besoin. Sur toute sa longueur, la coque est munie d'un double fond cellulaire et divisée en compartiments par des cloisons étanches transversales. L'épuisement de l'eau est assuré par des pompes électriques à grand débit. Contre l'incendie, le navire est pourvu d'un système du type le plus perfectionné extrêmement puissant. Enfin, vingt-six embarcations de sauvetage, dont deux à moteur munies de télégraphie sans fil et destinées à remorquer les autres, permettraient aux passagers et à l'équipage de quitter le bord. 
La timonerie est pourvue d'un compas gyroscopique à six répétiteurs, d'un gyropilote pour la conduite automatique, d'un radiogoniomètre permettant de prendre des relèvements à une distance de 360 kilomètres environ, avec une approximation suffisante pour éviter tout retard, même par temps de brume. Pour la signalisation, le paquebot est muni d'appareils à ondes amorties et à ondes entretenues d'une portée pouvant dépasser 1800 à 2700 kilomètres de jour et 3600 à 5400 kilomètres de nuit. Il dispose en outre de cinq postes auxiliaires dont l'un spécialement affecté à la réception des nouvelles de presse. 
Comme le Colombie, de la même compagnie, dont nous avons annoncé le lancement le mois dernier, aux chantiers de France, à Dunkerque, le Champlain fera honneur au pavillon français et se classera avantageusement dans le trafic transatlantique. - R. LEST. 

Source : L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar
Plus sur Champlain (voir notre blog)…

lundi 11 février 2013

La saga du sous-marin français La Créole


   Le lancement de La Créole.
Sous-marin La Créole à son entrée en service. On distingue le canon de 88 mm sur l'avant du kiosque et le schnorchel dressé au-dessus de celui-ci.                                                   
      Le sous-marin La Créole appartenait à la classe Aurore derniers sous-marins de seconde classe français mis sur cale avant la Seconde Guerre mondiale; 15 sous -marins de cette classe furent mis sur cale; le prototype; l'Aurore entra en service en 1940 et fut sabordée à Toulon en novembre 1942; un sous-marin fut terminé par les Allemands; trois dont La Créoleterminés en 1949-1950; deux modifiés pour tester le matériel des sous-marins de nouvelle génération; enfin les huit autres furent détruits sur cale à l'arrivée des Allemands.
        La Créole déplaçait 893 t en surface et 1 170 t en plongée;ses dimensions étaient:
longueur 73,50 m, largeur 6,50 m, tirant d'eau 3,50 m
elle était propulsée par des diésels d'une puissance 3000 cv en surface et des moteurs électriques de 1400 cv en plongée; sa vitesse était de 15 n en surface et 9 n en plongée; l'immersion maximum était de 100 m; son armement à son entrée en service était : 1 canon de 88 mm; 2 x 20 mm; 10 tubes lance torpilles; 6 à l'avant; 2 orientables au centre et 2 à l'arrière.
       La Créole appartenant à la tranche navale de 1937 est mise sur cale au chantier Normand du Havre le 29 août 1938, les Allemands approchant, elle est lancée en urgence le 8 juin 1940, elle est alors terminée seulement à 78%, c'est une coque vide qui est remorquée à Brest, puis à Nantes et ensuite à La Pallice. Le 20 juin 1940, devant l'arrivée imminente des Allemands, le remorqueur l'Abeille 21 la remorque jusqu'en Angleterre, ou elle restera toute la durée de la guerre.
          En 1945, elle est ramenée en France, elle est alors remontée sur cale pour être terminée, et est relancée une deuxième fois le 3 mai 1946, elle est modifiée comme ses sisterships, L'Africaine et L'Astrée qui, restées en France, on subi des modifications de la part des Allemands qui comptaient les terminer pour leur propre compte mais qui furent retrouvés non terminés à la Libération.
        La Créole fut donc armée d'un canon de 88 mm sur l'avant du kiosque à la place du canon de 100 mm prévu à l'origine. Son rayon d'action fut augmenté et elle fut équipée d'un schnorchel, une invention allemande de la Seconde Guerre mondiale pour permettre l'utilisation des diésels en plongée périscopique, ce qui permet de recharger les batteries sans faire surface. La Créole rentrera en service le 1er avril 1949 et poursuivra sa carrière dans notre marine jusqu'en juillet 1961, date à laquelle elle est condamnée.
Alain

vendredi 8 février 2013

Le destroyer Broadsword dans la guerre des Malouines

Nous avons déjà largement évoqué (cliquez ici) les conflits des Falklands (Malouines), dans l'Atlantique Sud. Pour terminer provisoirement notre revue des navires britanniques qui ont été impliqués dans la bataille contre les Argentins, voici un troisième destroyers lanceur de missiles, le HMS Broadsword que nous avions déjà évoqué hier (cliquez ici) puisqu'il travaillait en couple avec le HMS Coventry, coulé dans une attaque de A-4 Skyhawks argentins. Notons que si les Britanniques ont reproché aux Français d'avoir entretenu les Exocets argentins, ils n'ont jamais rien dit aux Américains à propos des Skyhawks vendus à la junte militaire argentine!
HMS BroadswordTouché dans une attaque de A-4 Skyhawks argentins le 25 mai 1982, il sera réparé par le navire-atelier MSV Stena Seaspread (voir ce blog). Il est revendu au Brésil en 1995 et renommé Greenhalgh. (coll agence Adhémar)


Le destroyer britannique lance-missiles, de Type 22* classe Broadsword, HMS Broadsword avait été construit au chantier Yarrows Ltd sur la Clyde (près de Glasgow) et lancé le 12 mai 1976.
Longueur 131,2 m - Maître-bau 14,8 m - Tirant d'eau 6,1 m - Déplacement 4400 tonnes - Cogog turbines 2 arbres - 2 Rolls-Royce Olympus TM3B boost gas turbines (54,600 cv)
2 Rolls-Royce Tyne RM1C cruise gas turbines (9,700 shp) - Vitesse de croisière 18 nœuds, max 30 nœuds
Armement : 2 × 2 tubes lance torpilles pour Mk-46, 2 × 6 lanceurs GWS25 Seawolf SAM, 4 lanceurs Exocet SSM, 2 × 40 mm Bofors AA guns, 2 Oerlikon 20 mm 2 hélicoptères Westland Lynx MK8 du 815e escadron - Equipage 222 hommes.
*Cette classe de frégates, divisée en trois séries, comprendra 14 navires dont quatre dans cette Broadsword. On devait attribué un nom débutant par B à ces navires. Il y eut pourtant de notables exceptions, puisque deux d'entre-eux allaient porter les noms de Coventry et Sheffield, en mémoire des deux destroyers détruits par les Argentins dans la Guerre des Malouines.
En 1979, pendant ses essais, HMS Broadsword a été requis comme navire de commandement de l'importante mission de secours qui suivit les tempêtes frappant les concurrents de la course à la voile du Fastnet.
En 1982, impliqué dans le conflit des Malouines, il est en support du HMS Coventry. Un problème technique dans son système de missiles Sea Wolf, permet à deux Skyhawks argentins de couler ce dernier. HMS Broadsword, lui, fut atteint par une bombe qui traversa sa plateforme et mit hors d'état un hélicoptère avant d'aller exploser à l'extérieur du navire. Il porta alors secours à 170 marins du Coventry.
En 1993, HMS Broadsword participera à la guerre contre les Serbes dans la mer Adriatique. 
Il est retiré du service le 31 mars 1995 et vendu à la Marine brésilienne où il sera renommé Greenhalgh.


Ces articles sur des navires de l'armada britannique réunie par Madame Thatcher pour la (re)conquête des îles Malouines (Falklands, Malvinas), est faite à partir des cartes postales de la série "Falklands Collection" qui «commémorait le premier anniversaire de la reconquête des îles occupées par les Argentins, 14 juin 1983.» (The Falklands collection, published for The king George's Fund for Sailors to commemorate the first anniversary of the recapture of the Falklands Islands from the Argentines, June 14, 1983). (coll agence Adhémar)

jeudi 7 février 2013

Le destroyer Coventry dans la guerre des Malouines

Nous avons déjà largement évoqué (cliquez ici) les conflits des Falklands (Malouines), dans l'Atlantique Sud. Voici quelques-uns des navires britanniques qui ont été impliqués dans la bataille contre les Argentins.


HMS CoventryCoulé dans une attaque de A-4 Skyhawks argentins le 25 mai 1982. (coll agence Adhémar)
Le destroyer britannique lance-missiles, de Type 42 classe Sheffield, HMS Coventry avait été construit au chantier Cammell Laird and Company Ltd de Birkenhead.
Longueur 125 m - Maître-bau 14,3 m - Tirant d'eau 5,8 m - Déplacement 4820 tonnes - Cogog turbines 2 arbres - Puissance 36 MW - Vitesse 30 nœuds

Armement : 2 lanceurs de missiles SeaDart, 1 canon de 4,5 pouces - Hélicoptère Westland Lynx HAS1 du 815e escadron - Equipage 287 hommes.


Coventry est mis en service le 10 novembre 1978 sous le commandement du C P O Burne à Portsmouth. Il est d'abord utilisé pour les essais et la mise au point du nouvel hélicoptère Lynx de Westland..
Son premier déploiement important date de septembre 1980 quand il est envoyé en Extrême-Orient avec Antrim et Alacrity. C'était la première fois depuis trente ans que des navires de guerre britanniques se rendaient en République populaire de Chine.
Sur la route de retour, Coventry est détourné vers le golfe Persique à cause du déclenchement  de la guerre Iran-Irak. Il y restera six semaines en patrouille jusqu'à l'arrivée de la force permanente Armilla composée de l'Ardent et l'Apollo. Les années suivantes, Coventry participe à diverses manœuvres locales. Durant l'Exercice Springtrain, en mars 1982, il se trouve près de Gibraltar. Il est alors choisi, avec d'autres bateaux de ces manœuvres annuelles, pour participer à la campagne des Malouines qui se prépare. On lui peint un Union flag sur le toit du pont et d'autres signes distinctifs afin d'éviter la confusion avec les destroyers de Type 42 que possède aussi la force navale argentine. 
Le 27 april, Coventry, en compagnie des Glamorgan, Glasgow, Arrow et Sheffield arrivent à la zone d'exclusion totale, un cordon de 200 miles autour des îles Falkland. Avec Sheffield et Glasgow, Coventry forment la force de protection aérienne du porte-avions qui arrive derrière eux mais avec la perte du Sheffield et les dommages infligés au Glasgow le 12 mai, il resta seul à remplir ce rôle dans l'attente de renforts. Dans un nouveau plan de défense, il fut mis en couple avec l'autre destroyer Type 22 restant, bien en avant de la flotte. Le 25 mai 1982, Coventry et Broadsword prirent position au nord-ouest du détroit de Falkland dans le but de détourner les attaques des navires de la baie de San Carlos. Si l'effet de surprise donna quelques bons résultats, les destroyers furent bientôt la cible de deux vagues d'assaut des A-4 Skyhawks argentins. Dans ce détroit, leurs armes étaient inopérantes, les avions à basse altitude se confondant avec la ligne de côte. HMS Coventry fut atteint par trois bombes juste au-dessus de la ligne de flotaison. En 20 minutes, le destroyer chavira et dut être abandonné. Il n'y eut que 170 survivants pris en charge par le HMS Broadsword.

Ces articles sur des navires de l'armada britannique réunie par Madame Thatcher pour la (re)conquête des îles Malouines (Falklands, Malvinas), est faite à partir des cartes postales de la série "Falklands Collection" qui «commémorait le premier anniversaire de la reconquête des îles occupées par les Argentins, 14 juin 1983.» (The Falklands collection, published for The king George's Fund for Sailors to commemorate the first anniversary of the recapture of the Falklands Islands from the Argentines, June 14, 1983). (coll agence Adhémar)

mercredi 6 février 2013

L'attaque de l'HMS Sheffield par un missile Exocet.

Le destroyer Sheffield dans la guerre des Malouines

Nous avons déjà largement évoqué (cliquez ici) les conflits des Falklands (Malouines), dans l'Atlantique Sud. Voici quelques-uns des navires britanniques qui ont été impliqués dans la bataille contre les Argentins.
HMS Sheffield. Il fut touché par un missile Exocet tiré par un Super-Étendard de l'aéronavale argentine le 4 mai 1982, tuant 20 membres d'équipage et en blessant 24 autres. Il coula le 10 mai à cause du mauvais temps, alors qu'il était remorqué par le HMS Yarmouth. (coll agence Adhémar)
Le destroyer britannique lance-missiles, de Type 42, HMS Sheffield a été mis en service en juin 1975. Il avait été construit au chantier Vickers Shipbuilding and Engineering, Ltd (VSEL) de Barrow-in-Furness, Cumbria au Nord Ouest de l'Angleterre.

Longueur 125 m - Maître-bau 14,3 m - Tirant d'eau 5,8 m

Déplacement 4820 tonnes - Propulsion 4 Rolls-Royce plc : 2 turboréacteurs Olympus, 2 turbopropulseurs Tyne - Puissance 36 MW - Vitesse 30 nœuds
Armement : 2 lanceurs de missiles SeaDart, 1 canon de 4,5 pouces - Hélicoptère LynxHAS1 du 815e escadron - Équipage 287 hommes.
Le HMS Sheffield, arrivé dans l'Atlantique Sud, il est utilisé à la protection anti-aérienne de la force d'intervention. 
Le 4 mai 1982, un Lockheed SP-2H Neptune argentin, à la recherche des survivants du croiseur General Belgrano, torpillé peu avant, établit un contact radar avec des navires britanniques. Il donne l'alerte. A 9h30, le capitaine Bedacarratz et le lieutenant de frégate Mayora font décoller leurs Super-Étendard armés d'un AM 39 Exocet. Ils montent à 4 500 mètre puis redescendent pour se ravitailler en vol à un KC-130 à 30 mètres des flots ! A 463 km de leur objectif, ils sont accrochés par les radars anglais. Cela crée un moment de panique mais, de retour à la base, ils repèrent le porte-avions Hermes et le HMS Sheffield sur lequel ils tirent. Touché, le destroyer prend feu. Il est secouru par le HMS Yarmouth et le HMS Arrow qui prennent les survivants à leur bord. Il est pris en remorque par le HMS Yarmouth mais le mauvais temps à partir du 9 mai fait que la coque se remplit peu à peu d'eau. Le 10, il se retourne puis coule en 20 minutes.
Ce fut le premier revers subit par la super armada britannique. Cela jeta aussi un froid dans les relations franco-britanniques car selon l’ancien ministre, Sir John Nott, une équipe de techniciens français était intervenue pour résoudre les dysfonctionnements de plusieurs lanceurs argentins (pas conçus pour être montés sur des avions de combat) au cours du conflit.


Ces articles sur des navires de l'armada britannique réunie par Madame Thatcher pour la (re)conquête des îles Malouines (Falklands, Malvinas), est faite à partir des cartes postales de la série "Falklands Collection" qui «commémorait le premier anniversaire de la reconquête des îles occupées par les Argentins, le 14 juin 1983.» (The Falklands collection, published for The king George's Fund for Sailors to commemorate the first anniversary of the recapture of the Falklands Islands from the Argentines, June 14, 1983). (coll agence Adhémar)

mardi 5 février 2013

Quand Victoria faisait la pub de Lloyd Triestino

Publicité pour les lignes d'Orient de la Lloyd Triestino parue dans L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar
La compagnie de navigation italienne Lloyd Triestino di navigazione (devenu Italia Marittima depuis 2006) est née en 1836 comme branche de l'Österreichischer Lloyd-Lloyd Austriaco sous l’empire austro-hongrois et compte parmi les plus anciennes compagnies de navigation du monde. Son siège est à Trieste (qui n'appartint à l'Italie qu'en 1919). Lancé en 1931, Victoria, représenté sur cette affiche, fut son plus gros navire.

lundi 4 février 2013

Cent ans de ferries de la Great Western Railway


Commémoration de cent ans de service maritime de la Great Western Railway vers les îles de la Manche (îles anglo-normandes). Coll agence Adhémar
En 1989, pour les cent ans de la compagnie ferroviaire Great Western Railway, la Poste de Guernesey a émis une série de timbres montrant les principaux ferries ayant desservi les îles anglo-normandes depuis 1889.

La Great Western Railway (ou Grand chemin de fer de l'Ouest) était une compagnie britannique créée en 1833 pour desservir, à partir de Londres, les régions ouest de l'Angleterre et le sud du Pays de Galles.
Considérée comme la compagnie ferroviaire britannique par excellence, souvent appelée "Voie des vacances" car elle desservait les stations balnéaires du sud de l'Angleterre, elle fut la seule à garder son indépendance lors du regroupement des autres compagnies en 1923 mais fut intégrée aux British Railways lors de la nationalisation des chemins de fer en 1948. 
Son premier ingénieur du matériel, Isambard Kingdom Brunel, est connu pour ses échecs comme le choix d'une voie large à écartement de 2,14 mètres ou la construction du plus gros bateau du monde, le Great Eastern, qui devait permettre la prolongation des lignes de sa compagnie vers l'Amérique mais aussi par son esprit innovant qui présida au percement du Thames Tunnel, premier tunnel sous un fleuve navigable et au développement du vapeur Great Britain, premier navire maritime à coque de fer mû par une hélice… Il avait également remporté un succès transatlantique quand Il usa de tout son prestige pour convaincre la compagnie de chemins de fer de construire le Great Western. Le plus grand navire à vapeur du monde prit la mer en 1837. 236 pieds (72 m) de long, construit en bois, il était mû par des voiles et des roues à aubes. Son premier voyage aller-retour Bristol-New York ne demanda que 29 jours, soit la moitié des deux mois nécessaires à un voilier moyen. Au total, il fit 74 traversées jusqu'à New York.

SS Ibex (1891) IMO 98375. Construit par les chantiers Laird Bros de Birkenhead. Il desservait les îles anglo-normandes depuis Weymouth. Démoli en 1925. 
Long de 80,77m, maître-bau de 9,94m, tirant d'eau de 4,33m, déplacement 1160t, moteur vertical triple expansion 
de 282cv, deux hélices, vitesse 19 nœuds.  

PS Great Western (1872). Paddle Steamer (PS) construit par W. Simmons pour Ford and Jackson de Renfrew. Ce bateau à roues à aubes de deux-cheminées, à ne pas confondre avec le bateau de Brunel de 1837 (voir intro ci-dessus), était le sister-ship de South of Ireland. Il desservait les îles anglo-normandes depuis Weymouth en sa compagnie de 1878 à 1885. Il est ensuite vendu à David MacBrayne Ltd pour servir sous le nom de Lovedale sur les routes de l'Ouest Ecosse.
SS St Julien (1925). 1885 t. Il desservait les îles anglo-normandes depuis Weymouth en compagnie de son sister-ship St Helier. Il fut livré avec une seconde cheminée factice qui sera vite enlevée.

St Julien en navire-hôpital à Arromanche en 1944.
En 1939, il est transformé en transport de troupes (et participe à l'évacuation de Dunkerque) puis en navire-hôpital jusqu'en 1946. Le 1er janvier 1948, la nationalisation des chemins de fer le donne à la British Railways. Démoli en 1961.


St Julien sans et avec sa deuxième cheminée factice à l'arrivée à Jersey.
SS Roebuck (1897) IMO 108422. Construit par les chantiers Naval Arm and Co (devenu plus tard Vickors Armstrong). Il desservait les îles anglo-normandes depuis Weymouth en compagnie de son sister-ship SS Reindeer. Démoli en 1915. 
Long de 85,34m, maître-bau de 10,52m, tirant d'eau de 5,12m, déplacement 1281t, moteur vertical triple expansion de 330cv, deux hélices, vitesse 20 nœuds.  
Ci-dessous à l'arrivée à St Helier (Jersey).
Ci-dessous, embarquement à Weymouth sur le Roebuck.
Le Reindeer, sister-ship du Roebuck.
SS Antelope (1889) IMO 93435. Construit par les chantiers Laird Bros de Birkenhead. Il desservait les îles anglo-normandes depuis Weymouth en compagnie de ses deux sister-ships Lynx et Gazelle. Vendu en 1913, démoli en 1933.
Long de 71,78m, maître-bau de 8,41m, tirant d'eau de 3,99m, déplacement 596t, première (mise en service sur cette route) chaudière à triple expansion 
de 168cv, deux hélices, vitesse 16,5 nœuds.  

dimanche 3 février 2013

Le chemin de fer à navires d'Amédée Sébillot


A la fin du XIXe siècle, le centralien Amédée Sébillot, ancien directeur des poudrières de Fou Tcheou, avait eu l'idée d'écluses à sec qui permettraient le passage d'un chemin de fer transportant les navires dans l'isthme de Panama. A l'époque, son projet ne parut pas si saugrenu que ça puisque d'autres itinéraires furent proposés à partir de son système, en particulier pour une liaison Atlantique-Méditerranée. 
Sources: Les Chemins de fer à navires et leurs applications. Système Amédée Sébillot. Note spéciale sur l'application à Panama, etc. 1871
Société du chemin de fer à navires entre l'Océan et la Méditerranée. Avant-projet... Études de M. A.-H. Duthil, d'après le système Amédée Sébillot pour le transport des navires.
Projet de chemin de fer pour bateaux entre Boran-sur-Oise et La Villette, système Amédée Sébillot. Mémoire et devis estimatifs. 1891
Sébillot, Amédée. Des condenseurs par surfaces et de l'application des hautes pressions à la navigation à vapeur. Paris, A. Bertrand [1863]

samedi 2 février 2013

Si le Paris avait été "garé" place de la Concorde…


Si les 233 mètres du paquebot Paris avait été "garé" place de la Concorde…
Plus d'informations sur le paquebot Paris sur ce blog (cliquez ici)

vendredi 1 février 2013

Le numéro 84 (4e trimestre 2012) de La Lettre des paquebots de l'Amap (Association méditerranéenne des amis des paquebots) vient de paraître



Le numéro 84 (4e trimestre 2012) de La Lettre des paquebots de l'Amap (Association méditerranéenne des amis des paquebots) vient de sortir. Elle est disponible, ainsi que tout renseignement auprès du cdt Jean-Claude GAZANO Courrier électronique: jeansim.gazano@wanadoo.fr
POUR PLUS d'informations, voir la page de ce blog consacrée
à La Lettre des paquebots de l'Amap. (cliquez ici)