mercredi 29 février 2012

Le retour du Tarpon

Le Tarpon a été évoqué sur ce blog à propos d'une recherche que faisait un lecteur. C'était il y a trois ans mais ce chercheur sera peut-être content de trouver ici deux autres cliché de ce bananier de la compagnie Fraissinet.
Tarpon de la compagnie Fraissinet
Khalis Sky (IMO 5352991), ex-Tarpon à couple dans le port du Pirée. Il sera ferraillé à Santander en 1984. 

lundi 27 février 2012

"C'est bon d'être sur un navire bien tenu" clame la Holland-America Line

"It's good to be on a well-run ship" (C'est bon d'être sur un navire bien tenu, qui marche bien!) affirmait la Holland-America Line à propos de son fleuron, le SS Nieuw Amsterdam qui fit les beaux jours de la ligne Rotterdam - Le Havre - Southampton - Cobh (Irlande) - New York. Coup de pied de l'âne publicitaire à ses fantastiques concurrents de l'époque.


Reproduction d'une affiche de la Holland-America Line (coll agence Adhémar)
En effet, SS Nieuw Amsterdam fut pour les Pays-bas ce que furent Normandie pour la France, Queen Mary pour les Britanniques ou United States pour les USA.
Le paquebot devait s'appeler Prinsendam mais durant la construction la Holland America Line trouva plus opportun d'appeler Nieuw Amsterdam son nouveau navire amiral, référence faite au nom de la colonie hollandaise qui allait devenir New York.
Construit aux chantiers N.V. Rotterdam Drydock Company, il est baptisé par la reine Wilhelmina en avril 1937. Nieuw Amsterdam, avec ses 36982 tonnes, était le plus grand navire néerlandais à cette date. Surnommé le "Hollandais pacifique" car rien n'avait été prévu – contrairement à ce qui se passait pour la plupart des grands paquebots de l'époque pour lesquels c'était un préalable à toute subvention –, pour en faire facilement un navire de guerre, il finira pourtant comme les autres par jouer un rôle dans le conflit qui menaçait. Après seulement dix-sept voyages très réussis, il fut arrêté à Hoboken (New Jersey) en 1939 après l'invasion allemande de la Pologne. Après le chute des Pays-Bas, le ministère des Transports britannique le réquisitionne. pendant le conflit, il transportera plus de 350000 soldats, parcourant 982397km avant d'être rendu à la Holland America Line en 1946.
Nieuw Amsterdam en croisière dans les années 1970.
Il fallu quinze semaines pour effacer toute trace de son utilisation militaire et bien plus longtemps pour remettre en état les 2000 tonnes de meubles et de décoration rapatriées de leur stockage américain dans lequel ils avaient beaucoup souffert et surtout rendre au bateau son cachet et son confort art déco qui avaient fait de lui l'un des bateaux les plus rentables de l'avant-guerre. Ce n'est que le 29 octobre 1947, après 18 mois de travaux, que  Nieuw Amsterdam reprend du service sur l'Atlantique Nord. En dépit de nombreux travaux de modernisation et la concurrence du SS Rotterdam (lancé en 1959), il resta un navire rentable et apprécié jusqu'au années 1970 quand le traffic aérien obligea la compagnie à en faire un bateau de croisière dans les Caraïbes. En 1974, il est vendu à des démolisseurs.

vendredi 24 février 2012

Pilotes et remorqueur au Havre

Bateau-pilote du Havre allant chercher un transatlantique en haute mer.

A quai se trouve Minotaure qui participera, en mai 1940, avec deux autres remorqueurs du Havre, Ursus et Titan (tous les trois de la Transat), à l’évacuation des troupes anglaises et polonaises de Saint-Nazaire où ils avaient été dépêchés. Ils aideront, entre autres, à sauver les victimes du Lancastria, coulé par les bombardiers allemands. Voir le détail de cette tragédie dans le rapport du commandant Feulvarc’h d’Ursus. Ironie du sort, saisi par les Allemands, il sera torpillé par les Anglais qui feront plus de cent morts. Remis en état, il reprendra du service jusqu'en 1958
Minotaure : Construit à Glasgow en 1918, deux hélices, long. : 53,37m, larg. : 10,37m, creux : 4,98m, jauge brute : 890tx, deux machines à pilon triples expensions, trois cylindres 2568cv, vitesse: 13nœuds.

jeudi 23 février 2012

Le paquebot Cambodge des Messageries maritimes

Le paquebot Cambodge des Messageries maritimes. (Coll agence Adhémar)
Le 8 juillet 1952, Cambodge est lancé aux chantiers de France à Dunkerque. C'est le troisième paquebot mixte d'une série de trois des Messageries maritimes qui comprend aussi Viet-Nam et Laos. Il est affecté à la ligne du Japon au départ de Marseille. Il participera au rapatriement des Français d'Algérie avant de reprendre du service vers l'Australie et l'océan Indien. Il est vendu en 1970 et devient paquebot de croisière sous les noms successifs de Stella V et Stella Solaris II jusqu'au printemps 2002.
Plus d'infos sur le site de Philippe Ramona.

mercredi 22 février 2012

Le navire-hôpital Letitia pendant la Seconde Guerre mondiale



Letitia (Donaldson Atlantic Line) en service comme navire-hôpital de mille places pour la Royal Navy entre 1944 et 1946..
 (collection agence Adhémar)

Mercator à Ostende

Le port d'Ostende abrite Mercator, ancien voilier école de la marine belge devenu musée. Le site du navire donne tous les renseignements pratiques nécessaires à l'organisation de la visite et présente de nombreuses photos de ses emménagements intérieurs.
Le port belge donne également l'occasion de voir, dans un genre complètement différent bien sûr, plusieurs navires spécialisés et remorqueurs ainsi que Scorpios, ancien bateau pilote reconverti en lieu de villégiature...

Kaiser Wilhem des Grosse amené à quai par des remorqueurs de New York

Kaiser Wilhem des Grosse amené à quai par des remorqueurs de New York

Attaque d'un navire dans le port d'Alexandrie


Attaque d'un navire dans le port d'Alexandrie par les hommes-grenouilles italiens.

Quelques vues du port de Cherbourg

La gare maritime et les jetées de Cherbourg.

mardi 21 février 2012

L'avant-port de Dieppe


L'avant-port de Dieppe. (Coll. agence Adhémar)
L'avant-port de Dieppe par Eva Gonzales.
L'avant-port de Dieppe par Camille Pissaro.
L'avant-port de Dieppe vers 1878.
Au confluent de trois rivières (Eaulne, Béthune et Varenne), Dieppe est construit sur l'estuaire entre deux coteaux. Ce port naturel profondément enfoncé dans les terres a été de tout temps très fréquenté.
Dès le XIe siècle, des pêcheries occupent ce bassin et les salines installées à proximité seront longtemps exploitées. Les Normands y créent un port qui va devenir le plus important de la région et un nœud de communication avec l’Angleterre.
La pêche au hareng donne dès le Moyen Age une grande prospérité à la côte d'Albâtre. Vers 1300, Dieppe approvisionne Paris en poisson frais par un service régulier de voitures connu ensuite sous le nom de «chasse-marée».
En 1364, les navigateur dieppois commencent leurs voyages à travers le monde et participent à la création des colonies.
Les campagnes de pêche suivent le mouvement commercial. Cette prospérité amène vite une protection royale et de grands travaux d’utilité publique sont entrepris. Les flottes commerciales s’accroissent, ainsi que les campagnes d’expéditions, activité débordante vite ralentie par les guerres de religion.
En 1672, une violente tempête encombre le port de galets, Colbert vient à Dieppe y étudier un programme de rénovation du port. Mais en 1694, la flotte anglo-hollandaise bombarde la ville, détruisant et ruinant le port. Vauban met alors au point un projet d’amélioration et d’agrandissement qui sera repris par Trudaine en 1776.
Le début du XIXe siècle voit la création de nouveaux bassins. En 1880, la plan Freycinet dote la ville d’un nouvel établissement maritime, point de départ des installations modernes qui vont suivre. En 1843, la liaison ferroviaire entre Rouen et Paris suivie quelques années plus tard par celle entre Rouen et Dieppe constitue un nouvel atout.
Entre 1800 et 1880, vont être conçus trois bassins à flots dans le port de Dieppe. Depuis, ils ne cessent de modeler le paysage portuaire dieppois. Le bassin Bérigny, creusé en 1806, les travaux durant jusqu’en 1839, fait l’objet d’un agrandissement en 1866. Il sera comblé dans l’entre-deux-guerres.
Le bassin Duquesne est créé entre 1839 et 1848, pour faire face à la croissance du trafic et à la difficulté d’accès au bassin Bérigny. Le bassin de la Retenue, le nombre de bateaux augmentant toujours, est construit entre 1866 et 1870. Il sera supprimé par les travaux du plan Freycinet, entre 1880 et 1914, qui verra aussi l’arrière-port relié à l’avant-port par le chenal du Pollet. Un bassin de mi-marée est créé, ainsi qu’un nouveau bassin à flot pendant que des chantiers de construction navale voient le jour accompagnés par une forme de radoub. Le port est doté d’une nouvelle entréevet un quai à marée pour la pêche est installé à l’intérieur du por. Les jetées sont refaites.
La Seconde Guerre mondiale va causer des dégâts importants, mais la reconstruction permettra l’édification de nouveaux bâtiments. Dans les années 1950, la nécessité d’adaptation à la taille des navires amène un remaniement des ouvrages portuaires.
En 1994, la gare maritime (la ligne reliant Dieppe à l'Angleterre date de 1744, et le transport de passagers est régulier et à horaires fixes depuis 1889) déménage vers le nouvel avant-port créé la même année, permettant l’installation du nouveau port de plaisance à son ancien emplacement l’année suivante.
Retrouvez sur ce blog nos autres articles concernant Dieppe

Le vapeur Keraudren devant l'hôpital de Saint-Mandrier

Le vapeur Keraudren devant l'hôpital de Saint-Mandrier. (Collection agence Adhémar)
Nous avions déjà publié un cliché semblable d'un vapeur devant l'hôpital de Saint-Mandrier (voir notre blog) sans identifier le bateau. Sur cette carte nous savons qu'il s'agit de la canonnière  Keraudren, la plus célèbre des navettes assurant le service de la rade de Toulon pour se rendre à l'hôpital de Saint-Mandrier.
«Pendant longtemps, des embarcations armées par une douzaine de condamnés et pilotées par un patron souvent ivre, assurèrent la traversée de la rade, soit mille six cents mètres, au plus court. La traversée durait environ une heure, sans aucun confort et à la merci de tous les aléas imaginables. Ne raconte-t-on pas ces histoires de naufrages et ces expéditions durant lesquelles un équipage révolté débarquait en presqu’île de Giens après avoir jeté à la mer les autres passagers ? À partir de 1862, la situation avait été améliorée par la mise en service de petits bateaux à vapeur dont le plus célèbre fut le Kéraudren, baptisé du nom du premier inspecteur général du service de santé de la Marine du XIXe siècle. Cette navette fonctionnait dans la journée mais, la nuit, le problème demeurait : c’est ainsi qu’en 1934, quelques mois avant la fermeture de l’hôpital, le médecin de 2e classe Jean Brisou, qui suivait alors les cours de l’école d’application, eut une des peurs de sa vie en traversant la rade, par ce moyen rudimentaire et nuitamment, pour évacuer un malade de psychiatrie sur l’hôpital Sainte-Anne ; le problème ne venait plus des rameurs, les bagnards ayant disparu, mais bien du patient aux réactions imprévisibles.
Tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe, l’hôpital de Saint-Mandrier continua à rendre d’éminents services. Il accueillit les blessés de la guerre de 1870 et ceux des catastrophes maritimes comme l’explosion de la Revanche en 1877, du Iéna en 1905, du Liberté en 1911 (
Keraudren transportera le président Fallières sur les lieux du drame).  Dès les débuts de la Première Guerre mondiale, les victimes affluèrent, nécessitant l’ouverture de nombreux établissements annexes. C’est ainsi qu’arrivèrent, en 1916, quelques soldats serbes évacués de Salonique, tandis que le gros des malades et blessés de ce pays partait vers la Tunisie et Sidi-Abdallah, dont l’hôpital maritime avait été établi en 1905, non loin de l’arsenal, au fond du lac de Bizerte.
Mais, dès 1910, un nouvel édifice, moderne et pavillonnaire, avait vu le jour sur les pentes du mont Faron, dans le quartier de Sainte-Anne. Il était destiné à remplacer, enfin !, l’établissement vétuste du centre ville. Agrandi en 1932, l’hôpital Sainte-Anne avait bientôt la capacité d’accueillir les patients de celui qui restait isolé sur sa presqu’île. Le 20 juin 1935, empruntant le Kéraudren et des autos-ambulances, les derniers malades quittèrent le vieil hôpital de Saint-Mandrier. Cet édifice, réaménagé pour les besoins de la cause, recevait alors le Groupe des écoles des mécaniciens de la Marine.»

Le Keraudren continuera à transporter les élèves mécaniciens comme il l'avait fait des malades à travers la baie jusqu'à sa mise à la réforme en 1939 et à son remplacement par deux bâtiments de 27 mètres, le Pipady et le Cavalas.

lundi 20 février 2012

Bateaux de pêche à Saint Vaast la Hougue

Merci à P. Jorrot (Paule Position) pour ces photos des bateaux de pêche de Saint Vaast la Hougue (Manche).


Saint Vaast la Hougue est un port de pêche et de plaisance situé à 8 milles au sud de la pointe de Barfleur, face à l'Ile de Tatihou (musée maritime). Le port protégé de la houle par une longue jetée du Large.






Le port de Saint-Vaast-la-Hougue est aménagé au cours du XIXe siècle. La grande jetée est construite de 1828 à 1845 puis les quais de 1846 à 1852. Ensuite des brise-lames ont été ajoutés pour délimiter le port, qui est resté ouvert jusqu'en 1982 quand il a été fermé pour en faire un bassin à flot, partagé entre un port de pêche et un port des yachts.


















vendredi 17 février 2012

Corona, ferry à roues à aubes de la Niagara Navigation Cy

Plus d'information sur la compagnie de navigation du Niagara, voir ce blog.

Corona, ferry à roues à aubes de la Niagara Navigation Cy
au début du XXe siècle
(coll agence Adhémar)

Le duc et la duchesse d'York (futurs George V et reine Mary) montant à bord du Corona en 1901 durant leur tour de neuf mois de l'Empire anglais.

jeudi 16 février 2012

Le bananier Cap-des-Palmes de la compagnie Fraissinet




Navire transporteur de bananes Cap-des-Palmes
de la Compagnie de navigation Fraissinet. (coll agence Adhémar)
Nous avons déjà abordé le sujet des cargos bananiers sur ce blog. Voici l'un de ceux qui ont fait la fortune  de la compagnie Fraissinet (voir notre blog).
Cap-des-Palmes, bananier de la compagnie Fraissinet, a été saisi par les anglais à Libreville où il avait été envoyé en mission par le régime de Vichy. Il est réarmé par les FNFL (c'est leur seul croiseur auxiliaire) et envoyé dans le Pacifique Sud pour escorter des convois. il est basé en Nouvelle-Calédonie. Caréné pour servir de bateau-piège du 6 avril 1944 au 20 juillet 1944 aux USA, il retourne ensuite dans le Pacifique aux côtés du Savorgnan-de-Brazza. Il rentre à Toulon en 1945.
Construit au chantier Helsingörs Jernskibs-og Maskinbyggeri A/S à Helsingör (Danemark), Cap-des-Palmes est lancé en 1935. Il est vendu au Maroc en janvier 1957 et rebaptisé Banora.

mercredi 15 février 2012

Trois-mâts terre-neuvier sortant du port de Fécamp

Navire terre-neuvier sortant du bassin de mi-marée de Fécamp
grâce au remorqueur
Bois-Rosé. (coll. Agence Adhémar)
À Fécamp, au tournant du XXe siècle, le petit remorqueur Bois-Rosé, assure seul le service de remorquage.

mardi 14 février 2012

Navires-écoles brésiliens par le timbre

Deux timbres célèbrent les navires-écoles brésiliens (coll agence Adhémar)



Cisne Branco (Cygne blanc) est un trois-mâts à voiles carrées de 1038t construit à Amsterdam par les chantiers Damen SY, Gorinchen and Nista BV. Lancé le 4 août 1999, il est livré à la marine brésilienne le 4 février 2000. Ce sera le troisième navire-école brésilien à porter ce nom. Il effectuera son voyage inaugural à travers l'Atlantique pour le 500e anniversaire de la découverte du Brésil par Pedro Alvares Cabral. S'il sert d'école aux cadets des différentes écoles navales du Brésil, il participe aussi aux grandes réunions internationales comme représentant du pays.

Le navire-école Brasil en visite au Havre en août 2010.
Plus de photos sur Paris-Normandie.
Voir vidéo de la visite à Toulon sur defense.gouv.
La frégate Brazil  (U27) a été mise en service en aout 1986. Longueur : 130,25 mètres
équipage : 429 marins. 3400t. Construit à l'arsenal de la Marine à Rio de Janeiro d'après frégate type Niteroi Mk10.

lundi 13 février 2012

Le cunarder Queen Elizabeth 2 et Mona'sQueen V de IOMSPCo à Liverpool en 1990

La plus ancienne des compagnies maritimes, celle de l'Isle de Mann (IOMSPCo) a possédé cinq ferries portant le nom de Mona's Queen (voir notre blog). Le cinquième, lancé en juin 1972, était le premier diésel de la compagnie. Il faisait partie d'une série de quatre ferries, commencée en 1962 avec le Manx Maid, qui sont les premiers RoRo (Roll-on Roll-off) de la compagnie.
Le cunarder Queen Elizabeth 2 et Mona'sQueen V de IOMSPCo à Liverpool en 1990, dessiné par J. Nicholson pour un timbre.
(coll agence Adhémar)
Construit aux chantiers Ailsa Shipbuilding Company at Troon (Scotland), Mona's Queen V pouvait recevoir 1600 passagers pour un équipage de 55 et 100 véhicules chargés par des portes latérales des différents ponts. Son moteur 10 cylindres PC2 Crossley Pielstick développait 10000cv.
Mona's Queen V a desservi l'île de Man de 1972 à 1985. Après la fusion de la Steam packet Co avec la Manx Line, il ne servit plus que pendant les vacances ou comme charter. Ainsi, en septembre 1989, c'est la Sealink qui l'utilise de Portsmouth et Weymouth à Cherbourg. Retiré du service le 3 septembre 1990, il attend au dock Victoria South de Birkenhead jusqu'à son rachat par une compagnie philippine en décembre 1995. Il sert alors sur les MBRS lines (Manille-Banton-Romblon-San Agustin) sous le nom de Mary the Queen. Le 9 février 2004, au large des îles Sibuyan, sur la route San Agustin-Manille, il prend feu. Vendu à un démolisseur indien, il finit ses jours à Alang en septembre 2008.

samedi 11 février 2012

Aviso-dragueurs allemands de la Seconde Guerre mondiale

L'aviso Meuse en 1950 ex dragueur de mines M28 du type M35 allemand

Le M321 en 1943 du type M40 allemand

Le M601 l'un des rares dragueurs du type M43 terminé

-Au cours de la Première guerre mondiale les allemands avaient mis au point des dragueurs de mines de 500 tonnes environ, armé de 2 canons de 88mm, très réussis un certain nombre existaient encore lors de la Seconde guerre mondiale.
- En 1935 lors de la reconstitution de la Kriegsmarine, les allemands s'inspirent de ces dragueurs pour étudier un nouveau type d'aviso- dragueur pouvant également faire office d' escorteur côtier; connus sous le nom de M35; ils déplacent 717 tonnes et sont armés de 2 canons de 105mm; la construction de ces navires se poursuivra sans interruption de 1937 à 1942; ils portaient les N°M1 à M260; très réussis également, ils sont particulièrement connus; d'une part parce que beaucoup sillonneront les cotes de France durant toute l'occupation allemande, qu'un certain nombre y seront détruits lors des combats de la libération en 1944/1945 et que 8 d'entre eux seront armés par notre Marine de 1945 jusqu'en 1956; 5 seront ensuite rendus à la Bundesrepublik en 1957, lors de la reconstitution de la marine allemande, ou ils resteront en service jusqu'en 1964.
- En 1940 les allemands décident de construire une nouvelle série de dragueurs de mines, un peu plus petits en plus faciles à construire en grand nombre que les M35; ce sera les M40 déplaçant 543 tonnes et armés également de 2 canons de 105mm, ils avaient la particularité de chauffer au charbon pour pallier la pénurie de mazout; ils ont été construits de 1942 à 1945; ils portaient les N° M261 à M501, beaucoup de numéros n'ont pas été construits; quelques exemplaires ont été également armés en France et en Allemagne de 1945 jusqu'aux années 1950; il convient d'ajouter une dizaine de M40 trouvés dans les ports français libérés en 1945; armés par des équipages allemands et utilisés jusqu'en 1947, pour draguer les nombreux champs de mines longeant nos cotes; en mauvais état, ils ont été rapidement rayés des les campagnes de dragage terminés.
- En 1943 une nouvelle série de dragueurs de taille intermédiaire entre les M35 et les M40 est mise au point, les M43; d'un déplacement de 605 tonnes, armés de 2 canons de 105mm; ils chauffaient également au charbon; la construction démarra en 1944; les N°M601 à M1050 étaient prévus; mais en réalité une vingtaine seulement étaient terminés à la fin de la guerre; 3 ont été armés après la guerre, en Allemagne et en Italie jusque dans les années 1960.
Alain